Fissures, sécheresse, maisons fragilisées : ce qui va changer pour les propriétaires.
- bejurissite
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Arrêté du 23 avril 2026 modifiant l'arrêté du 6 septembre 2025 précisant les critères d'éligibilité des bâtiments et des propriétaires à l'aide mise en place, à titre expérimental, pour la prévention des désordres dans les constructions liés au phénomène de retrait gonflement des sols argileux.
Les fissures sur les maisons liées à la sécheresse deviennent un problème majeur en France. Pour répondre à cette situation, le gouvernement a renforcé en 2026 le dispositif d’aide destiné aux propriétaires de logements exposés au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA).
Le nouvel arrêté du 23 avril 2026 modifie le dispositif créé en septembre 2025 et précise les conditions permettant d’obtenir une aide financière pour :
réaliser un diagnostic de vulnérabilité ;
financer certains travaux de prévention ;
être accompagné techniquement et administrativement.
Les logements concernés :
Le nouvel arrêté limite désormais le dispositif aux bâtiments d'habitation comportant au maximum deux logements.
Cela vise principalement :
les maisons individuelles ;
certaines maisons divisées en deux logements.
En revanche, les grands immeubles collectifs ne sont pas concernés.
Le fonctionnement du dispositif :
Le nouveau dispositif fonctionne en deux phases :
Une phase d’étude préalable.
Et une phase travaux.
La phase d'étude préalable :
Cette première étape permet de financer un diagnostic technique complet du logement.
Le texte encadre désormais très précisément le contenu du diagnostic.
Le professionnel devra notamment analyser :
l’état général du bâtiment ;
les fissures éventuelles ;
les fondations ;
les réseaux enterrés ;
l’évacuation des eaux pluviales ;
le drainage ;
la végétation proche ;
la nature du sol.
L’objectif est d’identifier les fragilités du bâtiment face au phénomène de retrait-gonflement des argiles.
Le nouvel arrêté impose également :
Une inspection des réseaux d’eau enterrés.
Le professionnel devra classer les travaux en plusieurs catégories :
travaux prioritaires ;
travaux secondaires ;
travaux non éligibles à l’aide.
Le rapport devra aussi expliquer pourquoi certains travaux sont considérés comme indispensables.
La phase « travaux »
Une fois le diagnostic réalisé, le propriétaire peut demander une aide pour financer certains travaux de prévention.
Les travaux qui peuvent bénéficier d'une aide sont les suivants :
Travaux liés à la gestion des eaux :
pose ou réparation de canalisations d’eaux pluviales ;
création de dispositifs d’infiltration ;
drainage ;
éloignement des eaux des fondations.
Travaux liés à la végétation :
Exemples :
installation d’écrans anti-racines ;
suppression de racines trop proches de la maison.
Travaux de protection des fondations :
Exemples :
pose d’une membrane d’imperméabilisation ;
création d’un trottoir périphérique étanche autour de la maison.
Les nouvelles conditions pour bénéficier de l’aide travaux :
Pour être éligible :
le logement ne doit pas présenter de dommages graves ;
les fissures ne doivent pas dépasser 5 millimètres.
Le dispositif vise donc principalement :
la prévention ;
les désordres encore limités.
Il ne finance pas la reconstruction de bâtiments déjà fortement sinistrés.
Montant des travaux finançables par l'aide de l'État :
Le montant de l’aide dépend des revenus du foyer.
Les catégories utilisées sont celles de l'Agence nationale de l'habitat :
très modestes ;
modestes ;
intermédiaires.
Pour les ménages très modestes
L’aide peut atteindre :
90 % des études ;
jusqu’à 80 % de certains travaux.
Pour les ménages modestes
Le financement peut atteindre :
85 % ;
ou 70 % selon les travaux.
Pour les ménages intermédiaires
Les aides sont plus limitées :
environ 70 % pour les études ;
50 % pour certains travaux.
Les plafonds de financement :
Le dispositif fixe également des plafonds maximums.
Études
2 000 € HT.
Accompagnement administratif études
1 000 € HT.
Maîtrise d’œuvre travaux
1 800 € HT.
Accompagnement administratifs travaux
200 € HT.
Travaux
14 000 € HT maximum.




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